Aujourd’hui je pousse un petit coup de gueule. Beaucoup s’imaginent que le thème de leur blog est clair dans l’esprit de tous. Mais quand on lit vos billets au hasard, on ne comprend rien ! Raconter son petit déjeuner, la discussion avec son père au téléphone, sa commande de pizza ou la couleur de ses chaussettes, à chaud et sans explications, ça énerve ! Vos billets abstraits frisent le langage codé à la façon des prophéties de Nostradamus que l’on interprète comme on veut.

Désolé si ça tombe sur elle, mais je prends l’exemple du blog d’Eva May CHAN baptisé “Moeurs de fin de siècle” (le titre est déjà bizarre pour un début de 21è siècle). Bon après avoir visionné des photos de robe et lu décrypter quelques billets, on comprend suppose qu’Eva travaille dans la mode et la haute couture. Elle nous faire partager son existence dans un journal de bord minutieusement détaillé où l’on suit heure par heure sa vie trépidante (exemple : “3:02. David et moi allons enfin nous coucher. Ou plutôt faire une sieste puisque nous programmons le réveil à 4h30.”).

Alors j’ai pensé : “Toi aussi ma petite Dolora, deviens une blogueuse de l’abstrait”. Voici ce que donnerait mon premier billet :

Les aléas du matin

Pascal me chochotte à l’oreille “Vas-y, tu as ta chance”. Alors je lève mon pinceau sur le mur tout en buvant mon thé vanille. Que vient-il faire ici celui-là ? Cela ne fait-il pas 3 jours que j’essaie désespérément de lui trouver un travail avec ses bottes de Charlots et son air Octavien ? Mais non je ne vais pas me laisser aller. Je poursuis mon oeuvre picturale avec une méditation profonde digne des films de Lubetch (paix à son âme, ce pauvre cinéaste tchèque n’aura jamais pu obtenir la palme d’or). Et ce pinceau qui brosse et que je n’arrive plus à lubrifier tant sa texture a veilli au fil des saisons. Je n’en puis plus. Pascal revient à la charge “Ne t’étonne pas si je suis encore là ce soir”. Il est 8h32, je bois mon café, les yeux humides.

Voyez, vous n’avez rien compris. Je suis une vraie blogueuse.



2 Responses to “Blogueuse de l’abstrait”  

  1. Pour tout vous dire, je trouve ça plutôt navrant que quelqu’un s’auto-proclamant exploratrice de blogs – je ferai l’impasse sur le jeu de mots on ne peut plus brillant – ne soit même pas au courant des variantes observées chez ceux-ci. Dans un blog comme le vôtre, en effet, nul besoin de vous suivre depuis la première page puisqu’il s’agit plus ou moins d’un blog informatif, ou plutôt d’un blog qui ne parle pas de vous et qui par conséquent ne demande pas d’assimiler un certain paquet d’informations nécessaires à la compréhension. Mais dans un blog à la démarche égoïste comme le mien, où il est essentiellement question de ma “vie trépidante”, merci pour elle, il est plus qu’évident qu’il faut un minimum d’investissement de la part du lecteur. Ce que visiblement, vous n’avez pas fait. Il vous suffisait de cliquer sur Profil pour apprendre que je ne travaille ni dans la mode ni dans la haute-couture. En ce qui concerne le Moeurs Fin de Siècle et votre brillante parenthèse (je remercie le ciel que mes lecteurs ne soient pas aussi premier degré), il s’agissait d’une référence à un roman du XIXème siècle, dûment expliquée quelques articles plus tôt. De même, l’explication au réveil matinal que vous évoquez se trouvait deux posts plus bas. Dommage, il existait des blogs plus courts à lire et plus à même d’illustrer votre article mais j’ai comme l’impression que chez vous, l’exploration ne va pas bien loin, au même titre que la réflexion.

    Faites-en ce que vous voulez,
    Eva.

  2. Bonjour Eva,

    Quel que soit le contenu de votre commentaire, merci de participer à ce billet.

    Veuillez pardonner mon côté un peu “provoc” qui vous a sans doute un peu vexée. J’ai lu avec intérêt votre message car il décrypte tout votre blog apparemment très riche en références sur vos billets antérieurs. C’est ma faute, je n’ai pas suffisamment accroché pour pousser à ce point mes recherches.

    Concernant mon blog, il est effectivement “purement informatif” et je suis bien heureuse que vous le qualifiez ainsi. J’en suis d’autant plus touchée que c’est la première fois qu’une personne commente ma ligne éditoriale. Et cela fait du bien d’avoir un retour qui correspond à la vocation de mon blog.

    Maintenant, voyez le bon côté de la chose. Les lecteurs de mes billets informatifs auront sans doute la curiosité d’aller visiter votre blog puisque je mentionne votre lien (c’est déjà le cas au regards de mes stats) et de se faire leur propre idée. Bloguer, c’est éveiller la curiosité des uns vers les autres en donnant un avis personnel (parfois un peu piquant). Mais c’est aussi prendre le risque d’être critiqué par ses visiteurs.

    Bonne continuation à vous chère Eva (sans ironie).

    Dolora


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