Dean est canadien. Originaire de Montréal et exilé à Vancouver (là où Mulder et Scully filmaient leurs aventures), ce jeune homme de 27 ans a d’abord passé la moitié de sa vie sur Facebook dont il a finalement été banni pour utilisation commerciale (profiteur!).

Dean a un visage. Son blog n’est pas anonyme, loin de là, et vous pouvez l’admirer sous tous les angles dans son album photos (d’ailleurs plutôt pas mal le mec).

Que raconte son blog ? Sa vie évidemment. J’ai surtout retenu le billet évoquant son premier voyage en Europe en 2004 (les américains disent toujours “Europe” pour parler d’un pays européen), et plus précisément en Espagne à Barcelone. C’est à cette période que Dean “a décidé de vivre” et qu’il a rencontré une fille qu’il retrouvera plus tard sur Facebook. Car Dean est un nostalgique. Il parle souvent de ses souvenirs, et revient sur ses premiers flirts comme cette girlfriend qu’il a connu à 16 ans et qui est aujourd’hui mère de famille (ça fiche toujours les boules quand on est célibataire).

Facebook ! Facebook ! Facebook ! Mais qu’ont-ils tous avec ce site communautaire ? C’est vrai je m’y suis inscrite (mais ne tapez pas “Dolora” vous ne me trouverez pas). Je ne m’en sers jamais et mes vrais amis n’y sont pas car nous communiquons par téléphone ou par signaux de fumée. Alors à quoi me sert Facebook ? A rien. A part découvrir que “Mélanie se gratte la tête” et que “Jean-Paul fête son anniversaire dans deux jours”, Facebook c’est du temps perdu, une peau de chagrin, mais aussi le symbole d’une société riche, grasse et seule qui cherche une raison de vivre. Dean cherche la sienne. Au Maroc, en Espagne, dans des films d’horreur ou sur le blog de Cyndilou dont il est fan. Mais Dean, savez-vous que votre raison de vivre est en vous depuis votre premier cri ? Vos séances de spiritualité avec un iPod n’ont que du rêve à vous offrir. Le bonheur, c’est vous.. et l’autre.

Blog du jour : The Mean


Ceux qui me lisent depuis le début (septembre 2008) se souviennent peut-être de ce blog que j’avais effleuré dans mon tout premier billet et dont l’auteur est une célibataire ayant appris à visser deux étagères (l’absence masculine est toujours formatrice). Aujoud’hui, j’ai décidé d’approfondir mon exploration.

La célibataire c’est Cindylou. Elle a 28 ans et a rompu avec son homme il y a plusieurs mois alors qu’elle était sur le point de…(mystère)… avec lui. A l’instar de Carrie dans “Sex and the City” (mais en version québecquoise) Cindylou rédige ses articles quotidiens sur son ordinateur portable confortablement allongée sur le tapis du salon (sa photo d’en-tête). Une roue crevée en fin de journée, un livre pour rester belle durant sa grossesse, ou un film sur Françoise Sagan sont autant de prétextes pour publier ses chroniques qui traduisent finalement sa personnalité, ses désirs et parfois ses manques.

Concernant les Bangles (qu’elle adore), j’ai aussi beaucoup aimé ce groupe et particulièrement leur tube “Eternal Flame” qui réveille chez moi un charmant souvenir d’adolescence. Premier amour, dernier amour. Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours chantait Cabrel.

Mais ce qui rend le blog de Cindylou aussi particulier c’est l’interactivité qu’elle entretient avec ses visiteurs… presque tous masculins. Son blog de célibataire serait-il un attrape-mecs ? Peut-être.

Chers canadiens. A ma connaissance, nous n’avons pas de Cindylou sur la bloguosphère parisienne. Alors ne venez pas chercher en France ce qui existe déjà chez vous au Québec même si on vous raconte que les français sont de grands romantiques (c’est juste de la propagande touristique). Enfin, chère Cyndilou, votre blog est décidément très original et fait déjà le choux gras de la presse féminine. Signalons d’ailleurs que vous gérez un deuxième site encore plus “fille” sur la mode et la beauté !

Blog du jour : Chroniques d’une nouvelle célibataire


Aujourd’hui je souhaiterais revenir sur un blog que j’avais évoqué dans mon tout premier billet : Trucs de Bobos.

Ce blog m’avait beaucoup amusé non seulement par son thème rédigé comme un manuel scolaire mais aussi par son ironie un peu acide sur cette ethnie dans laquelle personne n’ose se reconnaître : les bobos. Les “Bourgeois Bohêmes” sont des bourgeois qui adoptent une allure de vie modeste pour éviter d’être perçus comme des bourgeois. Logiquement, le bobo ne se reconnaît donc pas puisqu’il ne veut pas être bourgeois. C’est une sorte de complexe intérieur.

Alors suis-je bobo ? Voyons les critères :

  • Avoir une voiture pourrie : J’ai eu une voiture pourrie (une Talbot), c’était ma première et je suis bien contente d’avoir aujourd’hui une voiture neuve.
  • Max Havelaar : Je ne sais même pas ce que c’est.
  • Les festivals : Je me suis rendue au festival du cinéma chinois de Paris. C’était très sympa. Je crois que c’est très bobo.
  • Les jeux olympiques : J’ai trouvé ça très réussi. La Chine a fait du très beau travail. Je ne m’intéresse pas beaucoup au sport mais j’adore regarder la gym. Les tibétains ? Très biens, vive leur culture.
  • Avoir un ami noir : C’est fait depuis longtemps.
  • Ecole de commerce : Vraiment pas mon truc. Et l’entretien que j’avais passé en BTS Action Commerciale m’a laissé un souvenir amer. (voir une bande de jeunes habillés en tailleur et costume s’écrier à 19 ans ”on les a absorbés!” fait quand même froid dans le dos). 
  • Le Vélib : Je n’ai jamais essayé. Je n’aime pas trop le vélo (fatiguant) et encore moins dans Paris (dangereux).

Plus sérieusement je trouve le procès du bobo un peu nul. Qu’une personne aime écouter Vincent Delerme, faire ses courses à Saint-Ouen et rouler en Renault 5 alors qu’il gagne 4000 euros nets par mois ne me gêne pas. On tolère bien la “racaille” qui s’exhibe en Lacoste, alors pourquoi pas les bourgeois qui s’habillent en treillis est-allemand.

Blog du jour : Trucs de Bobos


Aujourd’hui je pousse un petit coup de gueule. Beaucoup s’imaginent que le thème de leur blog est clair dans l’esprit de tous. Mais quand on lit vos billets au hasard, on ne comprend rien ! Raconter son petit déjeuner, la discussion avec son père au téléphone, sa commande de pizza ou la couleur de ses chaussettes, à chaud et sans explications, ça énerve ! Vos billets abstraits frisent le langage codé à la façon des prophéties de Nostradamus que l’on interprète comme on veut.

Désolé si ça tombe sur elle, mais je prends l’exemple du blog d’Eva May CHAN baptisé “Moeurs de fin de siècle” (le titre est déjà bizarre pour un début de 21è siècle). Bon après avoir visionné des photos de robe et lu décrypter quelques billets, on comprend suppose qu’Eva travaille dans la mode et la haute couture. Elle nous faire partager son existence dans un journal de bord minutieusement détaillé où l’on suit heure par heure sa vie trépidante (exemple : “3:02. David et moi allons enfin nous coucher. Ou plutôt faire une sieste puisque nous programmons le réveil à 4h30.”).

Alors j’ai pensé : “Toi aussi ma petite Dolora, deviens une blogueuse de l’abstrait”. Voici ce que donnerait mon premier billet :

Les aléas du matin

Pascal me chochotte à l’oreille “Vas-y, tu as ta chance”. Alors je lève mon pinceau sur le mur tout en buvant mon thé vanille. Que vient-il faire ici celui-là ? Cela ne fait-il pas 3 jours que j’essaie désespérément de lui trouver un travail avec ses bottes de Charlots et son air Octavien ? Mais non je ne vais pas me laisser aller. Je poursuis mon oeuvre picturale avec une méditation profonde digne des films de Lubetch (paix à son âme, ce pauvre cinéaste tchèque n’aura jamais pu obtenir la palme d’or). Et ce pinceau qui brosse et que je n’arrive plus à lubrifier tant sa texture a veilli au fil des saisons. Je n’en puis plus. Pascal revient à la charge “Ne t’étonne pas si je suis encore là ce soir”. Il est 8h32, je bois mon café, les yeux humides.

Voyez, vous n’avez rien compris. Je suis une vraie blogueuse.


J’ai récemment découvert une nouvelle terre dans la blogosphère de WordPress : ”Ce que tu lis”. La première chose qui m’a étonnée c’est son mystérieux dessin qui illustre l’en-tête. Un visage de jeune femme, dont on ne voit pas les yeux, mais que je soupçonne être celui de son auteur, Magda.

Qui est-elle d’ailleurs ? On l’ignore. Mais l’on découvre son personnage au fil de ses billets, un peu comme dans un roman. Dans son blog littéraire elle nous livre (remarquez le jeu de mots) ses pensées, ses critiques et parfois même ses anecdotes intimes (Les petites culottes de ma pote). Magda est fan de Sophie Calle (une artiste) et Claude Baechtold (un photographe). Elle joue les paparazzi dans le métro en photographiant les usagers qui ont le nez plongé dans un bouquin (pensez à lui offrir un Canon EOS40D elle sera ravie). Et elle leur imagine des histoires. Mais franchement Magda, pourquoi voulez-vous absolument marier ces deux jeunes assis côte à côte ? N’avez-vous pas pensé une seconde qu’ils étaient déjà casés ?

Magda me fait penser à Amélie Poulain. Une jeune femme rêveuse qui passe sa vie à imaginer celles des autres.  Ce n’est pas péjoratif de ma part car j’adore ce personnage interprété par Audrey Tautou. Je suis un peu comme ça aussi. Mais l’époque est difficile pour les rêveuses.

Le blog de Magda plaira aux fans de littérature. Ce n’est pas mon cas. Je n’ai jamais aimé lire, et cette lacune a toujours été culpabilisante dans un pays où le livre est sacré. Beaucoup de livres m’ennuient. Et cela depuis l’école primaire où je mettais des mois à avaler un livre de la bibliothèque verte. En tout cas, bravo Magda. Votre blog fait beaucoup d’heureux et vos dessins sont très beaux.

Blog du jour : Ce que tu lis


Aujourd’hui, j’ai déniché le blog d’Alain Hubler, conseiller communal de Lausanne. La Suisse a toujours été un pays mystérieux à mes yeux. Ce petit état fédéral, encerclé par l’Euro, peuplé de montagnes avec 4 langues différentes me fascine (et oui n’oubliez pas le Romanche). Lausanne, je connais un peu. J’ai eu l’occasion de me promener dans le vieux quartier perché sur une butte où l’on trouve une église avec des maisons anciennes entrecoupées d’escaliers et de rues étroites. Là-haut, la vue sur le lac est magnifique. Mais revenons à Alain Hubler. Que raconte-t-il ? Ce conseiller communal est politiquement “à gauche toute”. En lisant ses billets, on comprend qu’il ne croit pas en Dieu et qu’il a l’obsession du rêve et de l’utopie (comme quoi un Suisse gauchiste c’est possible).

On pourrait penser que Lausanne est une ville paisible et sans histoires. Détrompez-vous. Alain a épinglé une affaire de moeurs digne du quotidien local “24 heures”. Dans son billet Suce mon téton, il dénonce une affiche collée sauvagement sur les panneaux de la ville montrant, tenez-vous bien : un buste de femme nue titrée “Suce mon téton”. Horreur ! Cette illustration indécente annonçait en fait une soirée hip-hop programmée à Lausanne pour le 28 septembre (il est encore temps d’aller sucer). Choqué, Alain a rappelé les organisateurs à l’ordre. Outre l’obscénité du titre, ces derniers n’avaient pas respecté les normes d’affichage. Julie, une des organisatrices, a du coup réagi aux attaques d’Alain sur son blogue en lui promettant une barbapapa s’il était gentil (sympa). Et bien croyez-le ou non, le billet d’Alain a suscité un vrai forum sur le sexisme et la femme objet avec 26 commentaires à ce jour !

Cher Alain, irez-vous à cette soirée ? Si oui, dites-moi comment était la barbapapa.

Blog du jour : Alain Hubler, blogue


J’ai exploré le blog laïc de Caroline Fourest (qui est hébergé depuis peu chez WordPress). Si vous ne la connaissez pas, cette jeune journaliste est abonnée aux émissions de Frédéric Taddeï sur France3 (“Ce soir ou jamais!”) et l’invitée quasi permanente des médias dès que le débat tourne autour du féminisme, de la laïcité, de l’extrême droite ou de Nicolas Sarkozy. Le reste de son temps libre, Caroline écrit pour Charlie Hebdo ainsi que de nombreux ouvrages.

Récemment invitée à un atelier du parti socialiste, Caroline a monologué 20 minutes sur les dangers de “la laïcité positive” prônée par Sarkozy. Au delà de l’avenir assez alarmiste qu’elle a prophétisé pour l’éducation nationale (qui sera dévorée toute crue par l’Eglise catholique), c’est son personnage qui a retenu mon attention. Caroline s’écoute parler. Elle anime ses discours par des gestes, des regards, des effets de ton et des apartés humoristiques pleins de flegme et lentements mûris par des années de télévision. Objectif : capter l’attention de l’auditoire (elle n’est pas conférencière à Science Po pour rien).

On aurait pu croire que son blog serait un lieu de débat et un forum d’idées entre internautes. Et bien non. Il s’agit d’un simple déroulé de sa présence médiatique : extraits d’émission télé publiés sur Dailymotion et articles parus dans Le Monde ou Charlie Hebdo. Bref, Caroline ne poste aucun billet exclusif sur son blog. Un blog unilatéral et sans échange avec les visiteurs puisque les commentaires sont verrouillés. Loin de moi l’idée que Caroline Fourest méprise l’avis de ses internautes, je pense plutôt qu’elle appréhende de passer ses nuits à trier des dizaines de commentaires dont certains ne seraient pas forcément amicaux.

Mais tout de même. Quel dommage pour une journaliste de sa trempe d’éditer un blog qui n’est qu’un vulgaire pressbook.

Blog du jour : Caroline Fourest


Dieu et la foi chrétienne. La ligne éditoriale du blog d’Edmond Prochain m’offre un prétexte pour chroniquer sur la religion. Mais présentons d’abord l’auteur. Ce journaliste spécialisé en infos chrétiennes partage ses méditations et conte ses mésaventures parfois dignes de la collection des “Martine” (lire “Edmond arnaque la marchande de fruits“).

Mais j’ai une tendresse particulière pour l’épisode “La foi plus fort que TF1” (j’invente le titre du billet). Lors d’un reportage TV, une jeune catholique a répondu à une question piège de TF1 :”Est-on obligé d’être d’accord avec Benoît XVI quand on est catholique ?”. La jeune pratiquante a eu cette réponse “brillante” : “Quand on a la foi, on est forcément d’accord”. Touché au coeur par cette réplique pleine de piété, Edmond n’a pas résisté à l’envie de lui écrire toute son admiration sur son blog (moi je crois qu’il est amoureux). Cher Edmond, je prie pour que cette bouteille à la mer lui parvienne…

D’ailleurs Edmond, si vous lisez un jour mon billet, n’y voyez aucune mauvaise ironie. Votre blog est sincère et plus intéressant que les “moi, moi, moi” qui occupent la blogosphère. Alors continuez vos récits et “n’ayez pas peur” comme disait Jean-Paul.

Blog du jour : Le blog d’Edmond Prochain


Je ne pouvais m’empêcher d’évoquer aujourd’hui la première expérience du super accélérateur de particules franco-suisse basé à Genève à 100 mètres de profondeur et qui a défrayé (ou plutôt effrayé) la chronique de milliers de blogueurs dans le monde. La cause ? L’apparition éventuelle de mini trous noirs qui aspireraient la Terre en quelques minutes (car les trous noirs aspirent tout même les ondes). En écoutant France Info ce matin, je suis rassuré d’apprendre de la bouche d’un astrophysicien que si un trou noir naissait, il ne pourrait pas aspirer notre planète mais créerait au contraire de l’énergie. En attendant, les animations 3D et les mini-films catastrophes pullulent sur le web pour imaginer le pire. Une Terre qui se dégonfle comme un ballon, des avions de ligne qui se télescopent, les grandes capitales englouties dans un cyclone géant. Ces scénarii dignes d’Hollywood me semblent exagérés même si je ne peux m’empêcher de penser “Et si ça arrivait ?”.

En attendant, j’ai déniché un blog qui publie un article très complet sur cette hystérie générale avec des vidéos.

Blog du jour : De source sûre


Ce n’est pas une nouvelle, le shopping est l’activité n°1 des femmes après la dégustation de chocolat. Julie en est fière et consacre tout son blog à la mode. Jupes, chaussures, t-shirts, chemisiers, sacs, tout y passe avec photos puisque Julie pose devant l’objectif avec la panoplie complète comme une mannequin, même si le décor d’arrière-plan est plutôt champêtre et pas toujours en harmonie avec le produit. Mais bon, elle est assez photogénique et j’ai bien aimé sa sélection dans “Idée de tenue pour automne 2008″ (surtout la chemise à carreaux).

Dans un registre plus élitiste, voici Lanette, une responsable marketing spécialisée en produits de luxe, qui commente les sites des grandes marques. Chanel, Berluti, Hermès, Cartier ou Swarovski, Lanette analyse toute le luxe en ligne du mode de vente à l’esthétique visuelle en passant par l’ergonomie. On y trouve de nombreuses photos et captures d’écran. Aucun doute, Lanette est sûrement née dans un sac Louis Vuitton et a grandi dans une boutique Dior élevée par Yves Saint-Laurent. Pour elle, le triangle d’Or de Paris 8è est la Terre promise et Internet un territoire de vente encore vierge, où cette Amazone du luxe en ligne est en chasse.

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